Le vélo m’est tombé dessus il y a 7 ans, en rentrant par la petite porte. Il a pris la forme d’un trajet vers mon université hollandaise quand j’étudiais à Rotterdam. Rapidement les trajets se sont rallongés, et de nouvelles destinations ont été choisies, moins fonctionnelles, plus bohèmes.Puis, après avoir été un rouleur urbain, arpentant les rues et slalomant entre les voitures en pignon fixe, je glisse de nouveau doucement mais irrémédiablement vers l’itinérance, le voyage, et la longue distance avec la découverte de la Born To Ride en 2017.

Je roule à cette époque un cadre de route en aluminium à la géométrie, compacte, rigide et agressive. Il m’emmènera au bout de ma première BTR en me laissant de jolies séquelles, aux genoux notamment. Je fais plus tard l’acquisition d’un nouveau cadre en aluminium, à la géométrie plus typée pour la longue distance et découvre le mono-plateau, le freinage à disque, le tout monté sur des pneus de 28mm.Ce vélo était très bien, roulant et performant mais je le trouvais encore très routier, plus confortable mais encore « tape-cul ».

Avec la BTR 2019 en ligne de mire, je recherche alors le vélo qui m’accompagnera pour les années à venir, un peu las de remettre en permanence mon dernier vélo en question. Je suis à la recherche de confort et de versatilité, d’un vélo sur lequel je puisse rester (très) longtemps, me faufiler dans les chemins, mais quand même pousser à une moyenne élevée sur l’asphalte.
Par un concours de circonstances, j’en viens à échanger avec JP de chez 2-11 cycles avec qui je discute longuement de ma pratique, de mes objectifs… Rapidement, le projet de réaliser un MR4 « de dingue » devient sérieux.
Après quelques semaines, je découvrais ma nouvelle monture, et en tombais déjà en amour.

Dès les premières sorties, je découvre des sensations de confort jamais ressenties. Mes roues chaussées en 35mm de chez René Herse, lissent la moindre aspérité, relancent quand j’appuie.
Le vélo ne demande qu’à rouler. Chaque sortie est une nouvelle claque tant cette machine me surprend. Je réalise mes meilleurs temps sur 100, 200 kilomètres, et explose les chrono réalisés sur mes boucles courtes et explosives du Pays Basque.

Cela fait aujourd’hui deux mois et demi que je roule avec Marty, et nous avons déjà parcouru 3300 kilomètres dont 1300 sur la BTR 2019. Je termine cette dernière sans aucune douleur, et avec la sensation d’en avoir encore sous le pied.
Dans 3 mois, au mois d’octobre, Marty et moi entameront une traversée, aller- retour des Pyrénées dans le cadre de la Transpyrénées avec le souhait de tester un peu plus nos limites, mais je sais que lui est déjà prêt…