Le vélo est un sport mécanique
Si j’ai l’habitude avec Arnaud Manzanini lors de nos podcasts Dans la Tête d’un Cycliste de faire des parallèles entre l’industrie du cycle et celles de l’Automobile ou des motos, ce n’est pas un hasard. Les similitudes sont nombreuses et chacun pourrait s’inspirer et apprendre de son voisin.

Dans notre petit monde de la bicyclette, il y a un courant récent qui voudrait à tout prix opposer le camp du bien (les cyclistes qui pédalent) au camp du mal (les automobilistes et les motards qui « polluent »). De mon point de vue cette posture manque cruellement de bon sens et de discernement car les choses sont bien entendu beaucoup plus complexes. N’oublions jamais que notre impact carbone individuel est multi-factoriel et ne dépend pas uniquement de nos choix de véhicules mais aussi de notre habitat, notre alimentation et plus globalement de notre comportement.
Ainsi, a quoi bon vanter les bienfaits de la mobilité « douce » ou brandir le « made in France » comme argument écologique ultime si votre entreprise occupe des locaux vétustes ou mal isolés, si vous et vos équipes utilisez régulièrement l’avion ou encore si votre alimentation compte une bonne part de nourriture industrielle et de produits carnés… Quid de la gestion de vos déchets? Et oui c’est l’impact carbone global qui compte.
Beaucoup seraient surpris des résultats de calcul d’empreinte carbone de leur entreprise préférée.
Bref; L’on peut apprécier les belles mécaniques avec ou sans moteur et sous toutes leurs formes sans dénigrer ni juger. Le vélo est – aussi – un sport mécanique. C’est en tous cas la position de 2-11Cycles.

Pourquoi Alpine?
Alpine est une marque Française avec une belle histoire mais surtout avec une belle idée. La performance alliée à la simplicité, une constante depuis le début. Un pragmatisme qui fait écho à nos propres choix et qui est renforcé par le fait que la marque ne propose qu’un seul modèle, décliné en plusieurs versions et fortement personnalisable.
La Force d’alpine c’est cette singularité, l’excellence de l’offre, l’excellence de l’accueil.
Pour certains, Alpine c’est la voiture Made in France. Incroyable sachant qu’en réalité ces voitures sont un assemblage, à Dieppe, de nombreux composants, tous « Made au bon endroit » mais pas nécessairement en France. Comment, dans l’industrie automobile, cela est absolument admis alors que dans la sphère cycliste, la fabrication « réelle » ou « véritable » c’est seulement quand le cadre est soudé en France? Les confrères ne tarissent pas de nouveaux qualificatifs ou néologismes pour essayer de ses distinguer, simplement par le fait de souder 8 ou 10 tubes d’aluminium, d’acier ou de titane en France.
Dans l’automobile et la moto, on privilégie pour se distinguer:
- une idée
- une qualité
- une expérience
- une performance
Dans le vélo le client devrait se contenter du fait que son cadre a été soudé en France pour être convaincu de faire un bon achat. Pour l’exemple, sur un vélo « acier » au tarif public moyen de 5000 euros, il est question tailler puis de souder moins de 200 €HT de tubes ( qui sont Pour les 3 marques les plus connues Reynolds, Colombus, Dedacciai, produits hors de France avec une matière première elle aussi importée) sur notre beau territoire. Une vingtaine d’heures de main d’oeuvre avec un coût horaire moyen de 38,7 euros (stat 2020).
Ces chiffres évoluent à la marge selon le quantitatif de vélos et la complexité des cadres mais comprenez que pour un vélo au double du prix soit 10 000 euros, c’est majoritairement le prix des composants qui gonfle.

« Made au bon endroit »
Le vélo devrait s’inspirer de cela. L’auto et la moto choisissent les lieux de production de leur composants pour atteindre un optimum de coût de production, de qualité et de performance. C’est un choix raisonnable, visant à assurer une marge opérationnelle et donc la pérennité de l’entreprise.
Il y a tant de choses que nous savons produire avec excellence en France et que nous sommes heureux d’exporter. Il faut accepter que d’autre pays disposent également de compétences qui dépassent les nôtres dans plusieurs domaines. Pour revenir au vélo, il est assez aisé de trouver en asie ou même en europe des entreprises qui produisent à qualité au moins équivalente des cadres de vélos en deux fois moins de temps que ce qui est aujourd’hui proposé en France. J’insiste, moins cher parce que réalisé avec plus d’efficience, le niveau de vie des pays en question étant comparable.
2-11Cycles pourrait selon la réglementation en vigueur, apposer un « Made in France » sur ces vélos. Car c’est avant tout un calcul de valeur ajoutée produite sur le territoire national. Nous ne le faisons pas. Nous préférons être clairs et précis sur la façon dont nous opérons.
Néanmoins une chose à du sens lorsque vient le moment de faire le choix d’un fournisseur. La valeur ajoutée. Quelle est la valeur ajoutée apportée à son pays par une entreprise? Combien d’emplois? Combien d’impôts?
Préférez vous une entreprise qui soude ses cadres en France mais consomme des subventions (votre argent) et ne dégage pas de résultat ni ne paye d’impôts? Ou bien une entreprise qui sous traite la fabrication de ses cadres à l’étranger, les assemble en France sans subsides de l’état (votre argent) et réalise un bénéfice sur lequel elle sera taxée? Deux exemples qui paraissent extrêmes mais qui sont pourtant bien réalistes.
Où qu’ait été soudé le cadre de votre vélo, si la marque s’est assuré de la qualité de la matière première, du process de fabrication et de contrôle, vous disposerez d’un bon vélo. Et c’est là l’essentiel. Ce sur quoi notre « industrie » devrait se focaliser.
Une fois le produit aboutit, l’expérience d’achat et d’usage devient la chose la plus importante. L’auto et la moto l’ont compris depuis bien longtemps et sont en train de s’emparer de parts de marché à vitesse grand V par le biais du vélo à assistance électrique. Les vélocistes crient au scandale? Ils devraient visiter les concession, détailler les offres et décortiquer les mécanismes à copier.
Les échanges, les mélanges, le partage… toute la richesse qui s’offre à nous, à nos entreprises et à nos clients.
Nous continuerons d’aimer les belles voitures.
Nous continuerons d’aimer les belles motos.
Nous continuerons de tout mélanger pour faire de belles photos et vivre de beaux instants.
Nous continuerons de dire les choses comme nous les voyons.
Nous continuerons de viser l’excellence de l’expérience que nous vous proposons.
—
Notre MR4 taille SM est un modèle unique, disponible à la vente et visible dans le centre Alpine de Clermont Ferrand pour quelques jours encore. Nous les remercions chaleureusement, ainsi que le propriétaire de la voiture, d’avoir bien voulu répondre à notre sollicitation en mettant la 110R Alonso à notre disposition le temps de quelques heures.
LE MONTAGE EN DETAILS
- Cadre 2-11 Cycles MR4 (Acier) – Taille S/M
- Fourche Enve G Series Gravel – Carbone
- Jeu de direction Chris King Inset 7
- Potence Pro Discover- 100 mm
- Cintre Pro Discover – 44cm
- Guidoline Silca Nastro Cuscino – 3.75mm – Noir
- Tige de selle Shimano Pro PLT – 27.2mm – 0° setback
- Selle Shimano Pro Stealth off-road
- Boitier de pédalier Chris king Threadfit24
- Pédalier Shimano GRX 170mm 40T
- Dérailleur AR Shimano GRX
- Cassette Shimano Déore – 10-51
- Chaine Shimano Ultégra
- Leviers + Etriers Shimano GRX – Flatmount – Hydraulique
- Roues Shimano carbone GRX 880
- Pneus René Herse Snoqualmie Pass (700Cx44 – Extralight)
- Pédales Shimano SPD XTR
- Peinture personnalisée
- Poids 9kg

Nouvelle peinture pour le MR4 de Théo
Nous vous avions déjà présenté le MR4 de Théo ici
Après de nombreux kilomètres hors des sentiers battus et l’acquisition d’une paire de roues Enve, notre ami Théo a eu des envies de couleurs !

Pour répondre à cette envie Théo s’est rapproché de Cédric qui a fondé il y a peu Orion Custom Bike.
De la rencontre de ces deux personnage est née une peinture certainement bien plus folle que ce que nous aurions pu imaginer chez 2-11Cycles.
Nous vous laissons découvrir le résultat en image ! (Photos @gleut200 AKA Romain Courège)
LE MONTAGE DU MR4 DE THÉO
- Cadre 2-11 Cycles MR4 (Acier) – Taille M/L
- Fourche Enve G Series Gravel – Carbone
- Jeu de direction Chris King Inset 7 – Silver
- Potence Ritchey Comp – 100 mm
- Cintre Ritchey Comp – 44cm
- Guidoline Silca Nastro Cuscino – 3.75mm – Noir
- Tige de selle Ritchey Comp – 27.2mm – 0° setback
- Selle Selle Italia Gravel SLR
- Boitier de pédalier Chris king Threadfit24 – Silver
- Pédalier Shimano GRX810 – 172.5mm – 40T
- Dérailleur AR Shimano GRX RX812
- Cassette Shimano Déore – 11×42
- Chaine Shimano Ultégra
- Leviers + Etriers Shimano GRX RX810 – Flatmount – Hydraulique
- Roues Enve AG28
- Pneus René Herse juniper Ridge (650Bx48- -Endurance)
- Pédales Shimano SPD
- Peinture personnalisée
- Poids 10kg

Escapade au coeur des Bardenas.
Après le récit de course de Jean-Yves sur la Race Across france 2600kms, nous vous proposons aujourd’hui de retrouver le billet d’humeur de Julien G sur sa récente escapade avec son MR4S au coeur du désert des Bardenas (Espagne), un lieu à couper le souffle.


Se perdre, l’espace d’un instant. Quelques jours, ou juste quelques heures.
C’est souvent ce qui m’envoie sur le vélo. Et par les temps qui courent, chaque opportunité est une chance à saisir. C’est dans cet état d’esprit que nous arrivons à Arguedas, porte d’entrée du désert des Bardenas, pour deux jours.
Les vélos sont chargés, les pneus sont larges, et les pédales plates.
Le soleil est bien haut, le mercure aussi. Le paysage alentour est aride mais les célèbres reliefs ne sont pas encore visibles.
Nous avançons sur les derniers mètres de route goudronnée, escaladons une dernière colline avant que les nuances d’or et d’ocre ne s’offrent enfin à nous. Le paysage est saisissant, jamais vu. Jolie folie que ce désert espagnol.
Niveau vélo, le biotope des Bardenas est un paradis : des kilomètres de pistes sublimes serpentent entre les dizaines de proéminences aux formes curieuses qui s’escaladent et se dévalent à merveille.
Nous suivons au gré des envies, des doigts pointés, les chemins qui attirent notre regard. Pique-niques, baignades, dérapages, contemplation sont les seules occupations qui nous intéressent.
La lumière finit par baisser, laissant place à des lumières irréelles, les nuances orangées descendent doucement sur les courbes lancinantes du désert. Demain, nous jouerons encore à les explorer.
Jean-Yves et son MR4 finisher de la Race Across France 2600kms

Jean-Yves est un jeune homme de 34 qui est tombé dans le vélo durant sa tendre enfance grâce à son papa. Il a réalisé ses premiers faits d’arme au guidon d’un BMX en particulier sur la discipline du Flat.
À 15 ans, il découvre le voyage à vélo avec deux copains en reliant Paris à Marseille en une semaine au guidon de leurs vélo de route. L’année suivante, il reprend la route pour une traversée des Alpes. Depuis le virus de la longue distance et l’endurance à vélo ne l’ont pas quitté. Vélo couché, VTT, route… J-Y est un pratiquant multi-discipline qui aime se challenger seul ou avec des amis. Il compte à son actif, plusieurs 24h (Les Crapauds, Le Mans…), quelques compétitions de triathlon, des BRMs et surtout la Transcontinental Race n°6 entre la Belgique et la Grèce en 2018.
Pour 2021, il souhaitait repartir sur un challenge exigeant mais le plus important à ses yeux était de le partager avec un ami, c’est donc sur la Race Across France dans sa version 2600 kms qu’il a jeté son dévolu.
Nous vous proposons de découvrir ci-dessous le récit de course de Jean Yves qu’il a réalisé au guidon de son MR4, réceptionné quelques semaines avant la course directement à notre atelier lors d’un weekend d’entrainement sur nos terres Auvergnates.
Le 23 juillet 2021 à 23h07 je me lançais dans de défi “Race Across France” (RAF) avec mon pote de toujours Guillaume sous le nom d’équipe “Les Crapauds”.
Le principe est simple, de Mandelieu-La-Napoule on a 10 jours pour rallier Le Touquet en suivant un tracé de ~2600 km en passant par tous les cols mythiques des Alpes! Voila, les contraintes sont posées, maintenant place à l’aventure, il n’y a qu’à rouler, manger et dormir!
Un mois avant le départ, j’ai été chercher à Saint-Ours en Auvergne mon #MR4 chez 2-11 Cycles où j’ai été très bien reçu par JP. C’est sympa de pouvoir mettre un visage sur une voix après tous les échanges que nous avons eu!
Après quelques réglages dynamiques sur le vélo, un petit changement de potence je suis prêt à avaler des kilomètres de bitumes & chemins avec le colonel (nom de mon vélo!).
Avant le départ j’ai ~800 km au compteur avec cette machine très confortable.

#1 – Mandelieu-La-Napoule – Pied du Ventoux
Nous voilà dans la première étape de notre périple, on commence par une nuit très éclairée par la pleine lune, il n’y a pas un bruit et on grimpe vers Grasse. Malgré un départ tardif, on est tout excité par le début de l’aventure si bien que l’on se repose qu’une seule fois 23 minutes (qui ont été coupé en deux car le clocher de l’église à sonné 4h du matin!!!).
Quand le soleil se lève, nous sommes sur les Gorges du Verdon, c’est magnifique! On avance bien, on a trouvé un bon rythme… entre pédaler & boulangeries.
Vers midi, les choses se compliquent un peu, il fait chaud et on arrive pas à manger un repas “normal”. Les derniers kilomètres jusqu’au pied du Ventoux sont un peu plus lents, mais on y arrive. Là, on va faire une bonne pause d’au moins 4 heures.

#2 Ventoux – Saint-Jean-en-Royans
A 22h, retour sur les vélos pour partir à l’ascension du Ventoux. C’est la première fois que je vais “l’escalader” de nuit. C’était long, interminable, démesuré… Je ne me souviens pas de tout car je somnolais sur mon vélo! En haut, avec les nuages, on ne voyait rien!
On file en bas pour trouver un banc à Malaucène et se reposer. Après 30 minutes, une dame me réveille me disant qu’elle ne peut pas nourrir ses chats, je suis sur SON banc!!! il est 4h30 du matin!!! Je me retourne et continue ma petite sieste, les chats attendront…
On reprend la route avant le lever du soleil pour profiter des basses températures. Pour éviter de rouler sous la chaleur, vers 11h on appelle tous les hôtels & co du coins pour pouvoir dormir en journée… mais impossible de trouver entre les établissements complets, ceux qui font les entrée qu’à partir de 15h… pas simple! De toute façon, nous avions besoin de nous reposer et il faisait trop chaud pour pédaler. On a donc tenté la piscine municipale de Crest! Bingo, à l’accueil la dame était très sympa et nous a ouvert le local des groupes pour enfermer nos vélos. On a même rechargé tous nos appareils électriques!
Deux ploufs et une grosse sieste plus tard direction le Col de Rousset. Juste avant l’ascension, je décide de mettre une chambre à air dans la roue avant parce que ma réparation tubeless (avant le départ) n’est pas optimale et je roule tout le temps à 1,5 bar! Une fois l’ajustement fait, je passe à 2,9 bar à l’avant et 3,1 bar à l’arrière et let’s go! Les Bon Jon Pass (35mm) de René Herse tournent à merveille. On passe le col plutôt bien et décide de dormir dans un hôtel juste après le Check point.


#3 Saint-Jean-En-Royans – Valloire
Une grosse journée nous attend, il faut partir tôt! Ça monte en direction de Grenoble mais on ne trouve pas de nom de col, ça sera donc “la montée sans nom”.
Puis ~60 km de plat pour arriver en bas de l’Alpe d’Huez que l’on attaque en début d’après-midi sous un soleil de plomb!!! On monte tranquillement et passe les 21 célèbres virages.
Petit rafraîchissement en terrasse puis on continue par le col de Sarenne, ça ne fait que monter sur une petite route au paysage magnifique mais au revêtement pas extra! La chaussée de l’autre côté dans la descente sera pareille, pas très roulante!
Pour finir la journée, il faut monter le col du Lautaret et finir les 9 derniers kilomètres pour arriver en haut du Galibier! Pas simple car on n’arrive pas à manger à notre faim… Lentement mais sûrement on arrive tout en haut! Avec un gros stop au Lautaret pour manger (soupe & crêpe) avec deux supporters venus de Briançon nous encourager.
On partage également quelques moments avec deux solos du 1100 qui étaient un peu déboussolés (on les reverra plus tard)! En haut du Galibier on rencontre aussi une équipe duo du 1100 bien fatigué! On échange quelques mots et on se comprend très rapidement… On a les mêmes paysages dans la tête, les mêmes km dans les jambes, le même compteur qui défile!
Il se fait tard, il ne fait pas chaud, il y a du brouillard mais il faut descendre à Valloire pour plonger dans un lit réservé plus tôt dans la journée. On descend plutôt vite avec 1 œil sur la ligne pointillés au milieu de la route et 1 œil sur le GPS, ça trace!
#4 Valloire – Bourg-Saint-Maurice
On ne prévoit pas à l’avance nos étapes, celle-là s’avèrera être la plus courte! 140 km et qu’un col… L’Iseran! C’est un sacré morceau avec 60 km de montée, c’est pas raide mais c’est long! Heureusement on se fait de temps en temps des 23 minutes de repos. (Pourquoi 23 minutes? Et bien pourquoi pas! D’ailleurs, la majeur partie de nos petites pauses sommeils seront de 23’, idéal pour un cycle).

#5 Bourg-Saint-Maurice – Doussard
On a découpé cette journée en 3 étapes: cormet de roselend, Les Saisies et la colombière. On démarre la journée tôt, sous la pluie et le vent. On est frigorifié en haut du cormet de roselend mais il faut descendre… Pas beaucoup de plaisir à ce moment-là!
Heureusement le soleil se lève et nous réchauffe un peu dans la montée des Saisies. Juste après on déjeune avec d’autres supporters en vacances! Ça fait plaisir de l’entendre qu’ils n’en reviennent pas du chemin parcouru! Ils sont non stop sur les applis pour nous suivre. (à propos, si il faut retravailler l’appli, je suis dispo! Je suis sûr qu’on peut faire mieux!)
On termine par la colombière et on se laisse couler vers Doussard.
Ca y est on est à mi temps, et mi difficulté (j’espère)! Mais il reste un bon nombre de kilomètres.

#6 Doussard – Mazille
Ça y est, les Alpes sont derrière nous. Encore quelques bosses puis ça s’aplatit. C’est bien, il ne fait pas trop chaud, on peut donc rouler rouler rouler… Avec, of course, un petit 23’ en début d’aprem. La journée avance et comme chaque jour on se dit qu’on va arriver vers 19h à l’hôtel ce soir… et comme chaque jour on arrive vers 22h! Pas simple de compter sur un vélo, pourtant on ne traine pas!
Ce soir là on tombe dans un superbe hôtel-restaurant avec un patron qui connait la course et qui est au petit soin pour nous, c’est génial! Il nous prépare même un petit déj’ gargantuesque pour le lendemain matin.
#7 & #8 Mazille – Fougères
Après quelques calculs on se dit qu’il faut rouler une nuit pour finir dans les temps… C’est ce qu’on va faire sur cette étape. 650 km, ou une diagonale de la France sans hôtel ou long repos! Encore une fois une belle épreuve.
Du coup, on est passé devant le château de Chambord de nuit… On a rien vu! Ce sera pour une prochaine balade vélo!


#9 Fougère – Honfleur
Ça commence à sentir bon, si tout se passe bien on va finir dans les temps!!!
Passage tôt au Mont Saint Michel avec une lumière magnifique!
Quelques kilomètres plus loin, on se fait un bon petit déj’ avec des supporters en vacances dans le coin. Encore une fois bien sympa, ça re boost un max!
On longe les plages du débarquement et arrive à Honfleur pas si tard que ça pour une fois!
#10 Honfleur – Le Touquet
Le sprint final, enfin un sprint de 246 km quand même! et une partie sous la pluie!
Tout se passe très bien, on va y arriver. Le colonel c’est bien adapté au 2600km de la RAF!

Cette RAF sous 10 jours était une belle coupure du train quotidien, et permet une déconnexion maximale. C’était extra!!!
Merci à Andrea de me laisser vivre ce genre d’aventure.


Pierre-Marie et son MR4S

Pour commencer, nous vous présentons Pierre-Marie, PIMA de son « petit » nom. 1m85, 85kg, comme il aime le dire; il est Gascon.
PM a pratiqué le triathlon au cours des dernières années mais suite à quelques soucis physiques lié à la course à pied il a décidé de prendre du recul sur cette discipline et il se concentre désormais sur le vélo et la natation et hors épreuves.
Désormais, il envisage le sport et le vélo en particulier comme un loisir et un échappatoire. Il nous l’explique :
Le vélo me permet de retrouver plusieurs aspects qui me poussent a faire du sport. Les sensations, la découverte, le partage, la nature et surtout les rencontres avec la communauté. Pour ce dernier point, j’en profite peu du fait que mon métier occupe une majeur partie de mon temps et par conséquent, je roule majoritairement seul étant en décalage avec l’emploi du temps des copains.
J’ai donc appris à rouler seul et pour dire vrai, j’aime ca !!! Ce moment où je pédale sur mon vélo est un véritable instant d’apaisement, une séance de méditation presque spirituelle où je me retrouve avec moi-même. Cela peut paraitre très contradictoire avec la recherche de rencontre mais ce coté de la pratique fait partie de l’expérience que j’aime vivre à travers le cyclisme.
Rêvant d’itinérance et d’aventure à vélo, c’est par l’intermédiaire de son ami d’enface, Julien , cycliste longue distance et propriétaire lui aussi d’un MR4S qu’il a découvert cette nouvelle pratique.
Il y a plus de deux an, j’assiste halluciné au périple de mon amis d’enfance Julien sur le Born To Ride de Chilkoot. Je vois ce petit gars, comme j’aime le dire, qui enchaine les kilomètres, gravit les montagnes une à une et cela m’inspire. L’année suivante, le voilà embarqué sur le Two Volcano Sprint entre deux volcans mythique de l’Italie, le Vésuve et le mont Etna, un périple de 1200km. À le suivre, il me déconcerte par l’impression de facilité qu’il dégage, je le trouve inspirant, très inspirant même et cela me donne envie de découvrir ce sentiment d’aventure et de liberté sur mon vélo.
Après quelques temps de réflexion, c’est décidé je me lance !!! En 2022 je prend la route de Compostelle depuis chez moi dans les Landes, un programme de 1050km.
Pour ce projet, PM a souhaité avoir un camarade de jeu qui soit plus en accord avec ses envie d’itinérance allroad, un vélo plus polyvalent que le Btwin Ultra AF qu’il utilisait jusque là. Voilà pourquoi nous avons fait connaissance:
Les chemins de Compostelle en tête, je discute avec l’homme qui passe les montagne facilement, mon ami Julien. Il me conseille de me rapprocher d’un spécialiste en Auvergne que je ne connais ni d’eve ni d’Adam mais ayant une confiance aveugle en Julien, je décide de prendre contact avec JP de 2-11 Cycles.
Cette rencontre est pour moi un véritable coup de chance, je connais l’importance du service de par mon métier et c’est exactement ce que j’ai trouvé chez 2-11Cycles. J’ai adhéré tout de suite à l’approche de JP. Savoir prendre le temps, comprendre et s’adapter à ses clients, peu importe leurs parcours, leurs envies, leurs connaissances, ce n’ai pas une chose aisée !
C’est donc après des heures passés au téléphone avec JP et Julien, des milliers de sms échangés, que je me décide à investir dans le MR4S. Coup de chance, il en reste un seul, à ma taille. Après quelques aller/retour téléphoniques pour décider du montage précis, il est temps pour moi de récupérer mon nouveau jouet.
Nous aimons chez 2-11 recevoir dans notre Atelier de Saint-Ours (Auvergne) chaque propriétaire de MR4 pour leur livrer leur vélo. C’est un moment important à nos yeux, car il nous permet de vous rencontrer, de mettre des visages sur des échanges téléphoniques ou emails mais le plus importants à nos yeux reste de pouvoir vous accompagner et vous donner toutes les clés afin de vivre la meilleure expérience possible au guidon de votre MR4.
Dans le cas de PM, nous avons profité d’un déplacement chez Zéro Neuf, en Ariège pour le festival Gather afin de lui remettre son MR4.

Monter en Auvergne chez 2-11 demande de l’organisation et un peu de temps. Coup de chance, JP se déplace sur un festival à 2h de la maison, c’est parfait! Je me me libère de toute obligation le temps d’une après midi et fonce le retrouver.
C’est donc le 10 juin 2021, après les derniers conseils techniques avisés de JP que je pose enfin mes fesses sur la selle de mon MR4S. Quelques tours de roues plus tard en compagnie de JP afin de vérifier les derniers réglages sur le vélo et me voila de nouveau sur la route, direction la maison. Impatient à l’idée de découvrir un peu plus mon nouveau compagnon, je décide de refaire une sortie de 60km effectuée la veille au guidon de mon Btwin. Je n’ai pas de mots tellement mes deux vélos ne sont pas comparables et ne jouent pas dans la même cour. Assise, confort, réactivité, précision, rendement… Chaque coup de pédale me procure de nouvelles sensations très agréables et cela en dit long à mes yeux sur la qualité de la monture que j’ai entre les mains. Je parcoure les routes landaises avec aisance. Confortable sur les chemins entres les pins, rapide sur les routes bitumé au milieu de nos forêts sans fin. Je n’ai ni l’entrainement actuellement , ni le profil en général d’un cycliste mais j’arrive facilement à garder une belle allure. Allez, direction les montagnes russes, même si ce n’est pas la montagne, nous disposons dans les Landes d’un terrain de jeu vallonné permettant d’accumuler un peu de dénivelé positif et voir que le MR4 va bon train là aussi. Un soleil couchant, un peu de fraicheur en cette soirée à vélo et qu’une seule envie en tête, continuer à profiter du plaisir que je prends à rouler mais ce sera pour une autre fois, les obligations familiales m’appellent.
Après quelques coup de chiffons pour nettoyer le vélo, je réalise le pourquoi de toutes les questions posés par JP sur mon gabarit, ma pratique actuelle et ce vers quoi je souhaitais m’orienter… Tout est clair et je ressens une réelle satisfaction de me dire que ce vélo est le mien, fait pour moi et mon voyage qui s’annonce. Je comprend que les différentes propositions de montage et donc les choix réalisés suite aux conseils de JP ne sont pas anodins.
Le MR4 n’est pas un vélo standard produit en grande quantité, il s’agit d’un vélo au montage personnalisé et adapté à la personne qui le roule. Je comprends aussi pourquoi Julien utilise ce vélo pour ses aventures et pourquoi surtout, à peine rentré il a déjà en tête de repartir.
Je ne suis pas étonné non plus de voir pourquoi Julien fait confiance à JP et pourquoi avant chaque départ il échange longuement avec lui. Je me rend compte qu’au dela d’avoir acheté une superbe machine, j’ai vécu une expérience d’achat comme peu de commerçants en propose mais j’ai surtout désormais un accompagnement et des conseils dès que nécessaire.

Après avoir passé quelques heures en selle et effectué plusieurs sorties avec son MR4, les sensations sont toujours au rendez-vous pour PM :
Un peu plus de 500kms déjà avec mon MR4 et j’ai l’impression de redécouvrir le vélo à chaque sortie, le plaisir est au rendez-vous et les sensations sont excellentes. À mes yeux, ce vélo est un ovni comparé à ce que je connaissais avant, je n’ai jamais vécu une expérience aussi incroyable sur un vélo, alors certe mon Btwin et le MR4 ne sont pas comparables et cela biaise peut être mon ressents mais dans tout les cas cela m’apporte satisfaction et surtout confiance pour mon projet de voyage sur les chemins de Compostelle. Bien que le interrogations, les doutes et le stress se font ressentir plus la préparation avance, je sais que j’ai avec mon MR4 un partenaire fiable.
Je finirai juste par dire à JP et Julien un grand MERCI.

LE MONTAGE DU MR4S DE PM
- Cadre 2-11 Cycles MR4S (Acier Inoxydable) – Taille ML
- Fourche Enve G Series Gravel (Carbone)
- Jeu de direction Chris King Inset 7 – Noir Matte
- Potence Enve Road 100mm
- Cintre Enve AR – 44cm
- Guidoline Silca Nastro Cuscino – 3.75mm
- Tige de selle Enve – 27.2mm – 0° setback
- Selle Brooks C13 carved
- Boitier de pédalier Chris King – Threadfit24 – Noir Matte
- Pédalier Shimano GRX 810 – 40T
- Dérailleur AR Shimano GRX RX810
- Cassette Shimano XT- 11×42
- Chaine Shimano
- Leviers + Etriers Shimano GRX RX815 – Flatmount – Hydraulique
- Roues Enve AG25 – 700c
- Pneus René Herse – Barlow Pass (700x38c) – Endurance – Montage Tubeless
- Pédales Shimano SPD
- Porte-bidons Silca Sicuro – Titane
Le MR4S Outlaw

LE MONTAGE DU MR4S
- Cadre 2-11 Cycles MR4S (Acier Inoxydable) – Taille ML
- Fourche Enve ADV – Carbone
- Jeu de direction Chris King Inset 7 – Gold
- Potence Enve – 100 mm
- Cintre Enve AR Road – 44cm
- Guidoline Silca Nastro Cuscino – 3.75mm – Noir
- Collier de selle Wolf Tooth – Gold
- Tige de selle Enve – 27.2mm – 0° setback
- Selle SMP VT30C
- Boitier de pédalier Chris King Threadfit 30 – Gold
- Manivelles Rotor ALDHU Carbone – 170mm
- Plateau Ovale Rotor Q-Rings 40T
- Dérailleur AR Shimano GRX RX812
- Cassette Shimano GRX CS-M7000 – 11×46
- Chaine Shimano Ultegra
- Leviers + Etriers Shimano GRX RX810 – Flatmount – Hydraulique
- Roue AV : Cercle Enve G27 (Carbone 650B) x Rayons SAPIM Cx-Ray x Moyeu Enve
- Roue AR : Cercle Enve G27 (Carbone 650B) x Rayons SAPIM Cx-Ray x Moyeu Enve
- Pneus René Herse Juniper Ridge (650Bx48 Crampon) – Extralight – Tan
- Pédales Shimano SPD XTR
- Porte-bidons Silca Sicuro Titane (x3)
- Support GPS intégré Enve x K-edge – Noir
- Rack AV ALYGN – Noir
- Poids 9.55kg complet avec accessoires

Le MR4 de Théo
Théo baigne dans le cyclisme depuis sa tendre enfance, c’est dans la vallée de Chevreuse bien connue des cyclistes parisien que sa mère l’a initié aux deux roues. Comme il aime le dire, il surfe depuis toutes ses années sur la vague vélo et a pratiqué une multitude de discipline lui permettant de vivre des aventures diverses et variés sur les routes et chemins de France mais aussi du monde entier avec un souvenir particulier pour son voyage au Kyrgyzistan.
Au delà de rouler, Théo a fait du vélo son métier notamment en travaillant pour ASO et désormais pour Strava où il s’épanouit et tend à développer la communauté cycliste de France et d’Espagne. Son objectif est de vous proposer des outils pour vous épanouir dans votre pratique quotidienne, de vous inspirer grâce à des récits d’aventures de la communauté Strava mais aussi vous faire rencontrer des sportif et aventuriers proche de chez vous afin de partager ensemble vos passions communes.
Les rencontres, c’est ce que Théo apprécie le plus dans le vélo. Cette force qu’a la bicyclette de provoquer l’intrigue, d’amplifier les émotions, de délier les langues et de créer de véritables échanges entre les gens, pratiquants ou non, rencontrés au détour d’une route.

Un MR4 livré en une semaine, montre en main.
Depuis le début de l’aventure 2-11Cycles, le SERVICE est notre priorité. Bien au delà de vous proposer des produits de premier choix, le service c’est pour nous d’être disponibles et réactifs, de vous conseiller de manière juste, de vous livrer dans les meilleurs délais et d’assurer un suivi de qualité après votre achat.
C’est ce goût du service qui a convaincu Théo de nous faire confiance tout autant que sa volonté de soutenir une entreprise française.
Sa demande était claire, il souhaitait un vélo simple, fiable, robuste et polyvalent pouvant encaisser ses sorties routes, s’en détourner à l’envie et plus encore lui ouvrir des perspectives plus off-road et en particulier des trips bikepacking sur plusieurs jours.
Possédant déjà un vélo de route conventionnel, la configuration de son MR4 a été orientée plus tout terrain, ce qui ne l’empêchera pas de monter sa paire de roues destinée à la route de temps à autres.
Pour Théo comme pour beaucoup d’entre vous, l’esthétisme et la cohérence du montage sont des éléments aussi important que les composants eux même. C’est pour cette raison que son MR4 est revêtu sur l’ensemble cadre, fourche et potence d’une superbe peinture grise qui dévoile toute sa profondeur au soleil. Cette teinte grise est une création unique de Matthieu chez Otimo Design. Elle s’inspire de la Porshe 356 de John Oates customisé par Rod Emory dont nous sommes des grands fans.
Une peinture personnalisé demande habituellement un délai d’environ 6 semaines mais dans ce cas précis, Théo a pu profiter en nous contactant au bon moment, de ce cadre MR4 en taille ML que nous avions nous même décidé d’envoyer en peinture.
Pour les composants nous vous invitons à lire la liste complète sous les photos et nous restons comme toujours a votre disposition si vous avez des questions sur ce montage à la carte ou sur celui de votre futur vélo.
LE MONTAGE DU MR4 DE THÉO
- Cadre 2-11 Cycles MR4 (Acier) – Taille M/L
- Fourche Enve G Series Gravel – Carbone
- Jeu de direction Chris King Inset 7 – Silver
- Potence Ritchey Comp – 100 mm
- Cintre Ritchey Comp – 44cm
- Guidoline Silca Nastro Cuscino – 3.75mm – Noir
- Tige de selle Ritchey Comp – 27.2mm – 0° setback
- Selle Selle Italia Gravel SLR
- Boitier de pédalier Chris king Threadfit24 – Silver
- Pédalier Shimano GRX810 – 172.5mm – 40T
- Dérailleur AR Shimano GRX RX812
- Cassette Shimano Déore – 11×42
- Chaine Shimano Ultégra
- Leviers + Etriers Shimano GRX RX810 – Flatmount – Hydraulique
- Roues Shimano GRX – 650B
- Pneus René Herse juniper Ridge (650Bx48- – Standart
- Pédales Shimano SPD
- Porte-bidons Silca Sicuro Titane
- Peinture personnalisée
- Poids 10kg

LOIN DU MONDE " Dans la quiétude des puys"- Gravel Magazine Avril 2021
Vélo Vert, le magazine spécialiste du VTT en France vient de sortir un numéro Hors-Série dédié au vélo d’aventure, gravel.
220 pages de contenu qui raviront les passionnés de vélo que vous êtes mais pour nous c’est à la page 158 que nous sommes heureux de retrouver le récit inspirant de cinq membres de la famille 2-11 qui ont, le temps d’un weekend affronté l’hiver auvergnat au guidon de leur MR4.


Un récit que nous vous laissons découvrir dans Gravel Magazine pendant que nous vous proposons de lire ici le ressenti de Lucie, Tony, Foucauld, Julien le tout mis en lumière par l’oeil expert de Tomas Montes plus connu sous le pseudonyme « Arrière Du Peloton ».

Tony Bidel – @tonybidel
Une bouffée d’air frais dans une époque où liberté rime avec confinement.
Le temps d’un weekend, nous avons créé un périmètre non privatif en errant au coeur de l’Auvergne sur nos bicyclettes.
Nous avons partagé des sourires, des mots, des moments, des émotions, retrouvé ce lien social si primordial.
Nous nous sommes retrouvés face à nous-mêmes dans un paradis blanc, rude mais si inspirant. Durant des kilomètres nous avons allié sportif et contemplatif si souvent opposés.
Nous avons vécu ensemble une aventure collective, solidaire, un moment récréatif où l’insouciance a pris tout son sens.

Foucauld Duchange – @foucauld_
En tant que scribe d’une aventure hivernale, il m’a fallu adapter mes méthodes d’écriture. En effet, écrire en roulant n’est jamais facile, encore moins ganté, alors que dire d’un périple dans la neige fraîche ? Heureusement, les mondes des mots et des images sont complémentaires et il m’a suffit d’ouvrir grand les yeux pour que le fil de l’histoire s’imprime dans ma rétine aussi sûrement que les pneus de mes compagnons traçaient leurs sillages dans les étendues vierges de l’Auvergne enneigée.

Tòmas Montes – @arrieredupeloton
It was supposed that I went to Saint Ours to work that weekend, but that responsibility quickly faded when the received me and I felt part of the group even without speaking a word of French.
Not speaking French was the least important because the language of those days was the laughter, the Puys, the chattering of teeth from the cold, the smoke from the bonfires, the coffee, the silent sound of the snow, the unexpected falls, the vanilla rum from Lucie,… But above all , the bikes that a passionate visionary like JP has created to unite complete strangers and turn them into longtime adventure buddies.
In the end the photos turned out well and I think I can continue to say that I did my job, even if I didn’t feel it as such.

Lucie Denis – @lucie_denis
J’étais comme une gosse à l’idée de participer à cette aventure avec la famille MR4. Et comme je venais à peine de récupérer mon cheval d’acier, il n’avait que quelques petits kilomètres au compteur. Il était donc temps de le baptiser au cœur des Puys, contrée de son créateur. C’est sous un manteau de neige soyeux et aussi blanc que l’ivoire que nous avons commencé à avancer. L’émerveillement était bien là, il nous enrobait dans sa poudreuse et nous invitait à parcourir les sous-bois. En regardant les images de Tomas j’ai comme l’impression que nous étions au bout du monde, en Laponie ou encore au Canada. L’illusion nous berce, le compteur disparaît sous la neige et les rires provoqués par nos nombreuses gamelles. De vrais enfants. »

Julien Gravaud – @jugrvd
Ces quelques jours ont été une parenthèse unique.
Le bruit cotonneux de la neige sous nos crampons, entourés de paysages lunaires et immaculés, des tasses de café fumantes réchauffant les mains, un feu de camp improvisé, des dérapages pas nécessairement contrôlés, pas plus que les fous rires…
Bref, c’est l’histoire de quatre drôles d’oiseaux munis d’appareils photo, que l’on a mis sur des vélos quand tout le monde fait du ski. »
Le MR4 de Mike.
Dimanche 30 Août 2020 9h00… JP, fondateur et gérant de 2-11 reçois un email de Jan Heine (le patron de René herse) avec pour objet « Pneus pour Zeroneuf? »
Un message anodin dans une aire moderne et digitale, pourtant cet email sonnera le départ d’une belle amitié avec Mike Tucker, fondateur et gérant de Zero Neuf.
Quelques semaines plus tard, après différents échanges d’emails et conversations téléphonique, une réelle connexion s’opère avec Mike dont l’histoire et le projet résonnent avec les propres choix de vie de JP. Rapidement, les deux entrepreneurs projettent de se rencontrer car leur intuition leur dit que des collaborations fructueuses sont à venir.
Les mois passent et lorsque qu’en automne, nous décidons d’organiser un shooting photo du MR4S de Julien, Mike nous avait parlé de deux de ses amis, photographes. Un WhatsApp plus tard, tout est organisé pour que Julien, Mike et Tómas le photographe se rencontrent et produisent une série de clichés qui finira sa route sur le site The Radavist.
Cette rencontre marque aussi le premier contact de Mike avec nos vélos puisqu’à l’occasion de cette séance photos il aura pu essayer les 1465 et MR4S de Julien !
Les vacances d’hiver sonneront finalement l’heure de la rencontre physique puisque JP accompagné de toute sa famille les passerons avec joie et convivialité chez Zeroneuf, au pied des Pyrénées. Un autre point commun que le goût pour l’accueil et le partage car Joss (la femme de Mike) et Mike offrent gîte et chambres d’hôtes comme Jp et Aurélie le proposent chez Rejaillir.

Entre deux sessions de ski de fond, quelques balades champêtres, la dégustation des bières et du café (une institution chez 09), la conversation dérive forcément sur le vélo et plus particulièrement sur le MR4. Il n’aura pas fallu plus que quelques coups de décapsuleur pour lancer le projet du maitre des lieux, qui étai fou de jalousie du MR4 de Tómas que nous avions eu la bonne idée d’amener dans nos valises pour qu’il vienne le récupérer chez Mike depuis Barcelone où il réside.
Mike qui vient plus traditionnellement du vélo de route, découvre depuis son installation dans les Pyrénées, l’énorme terrain de jeu qui l’entoure et la grande variété de surfaces à sa disposition. Le Mason Bokeh qu’il roulait, équipé de pneus René Herse Hurricane Ridge avait motivé l’envie d’un vélo simple, fiable et agile, à enfourcher sur un coup de tête ou à préparer pour de longues journées d’aventure. Un exigence particulière, le vélo sera rouge ! Comme le magnifique vélo acier vintage que Mike a chiné dans une brocante et qui orne le café-bar de Zeroneuf.
Après le désormais traditionnel détour en Touraine chez notre partenaire #Paintedbycyfac pour revêtir sa somptueuse robe Rouge, l’assemblage peut enfin démarrer à Saint-Ours, dans notre atelier.
Simple et efficace: Du Ritchey Comp pour les périphériques, une selle à laquelle le séant de Mr Tucker est déjà habitué: la Brooks C15 allweather carved et notre ruban de cintre favori le Silca Nastro Cuscino constitueront la base de ce montage.
Mike nous fera confiance pour la suite, avec un boitier de pédalier Chris King en complément du jeu de direction de la même marque et une transmission complete Shimano GRX800 mono plateau qui ne nous déçoit jamais !
Mike dispose déjà de plusieurs paires de roues de chez Hunt, mais nous avons tenu à monter son vélo avec les ENVE AG25 qui comptent parmi nos roues préférées et sauront apporter à Mike une expérience nouvelle sur les routes et chemins de France et d’Espagne.
Si l’idée d’un séjour dans les Pyrénées et de quelques sorties guidées avec Mike vous titille, vous aurez c’est certain l’occasion de voir très bientôt ce magnifique MR4 (et oui on est fans du rouge !)
PS: Zéroneuf et 2-11Cycles vous préparent plein de belles choses pour les mois à venir, des photos, un festival, des aventures…. restez connectés!
LE MONTAGE DU MR4 DE MIKE
- Cadre 2-11 Cycles MR4 (Acier) – Taille SM
- Fourche Enve G Series Gravel – Carbone
- Jeu de direction Chris King Inset 7 – Noir
- Potence Ritchey Comp – 110mm
- Cintre Ritchey Comp Butano – 44cm
- Guidoline Silca Nastro Cuscino – 3.75mm
- Tige de selle Ritchey Comp – 27.2mm – 0° setback
- Selle Brooks Cambium C15 All-weather
- Boitier de pédalier Chris King Threadfit 24 – Noir
- Pédalier Shimano GRX810 – 170mm – 40T
- Dérailleur AR Shimano GRX RX812
- Cassette Shimano – 11×42
- Chaine Shimano Ultégra
- Leviers + Etriers Shimano GRX RX810 – Flatmount – Hydraulique
- Roues Enve AG25 – Carbone – 700c
- Pneus René Herse Barlow Pass
- Pédales Shimano XTR
- Porte-bidons Silca Sicuro Titane
- Poids 9,4kg
Le MR4 de Léa
Léa a connu 2-11 par l’intermédiaire de Lucie à qui nous avons réalisé Maurice, son MR4. Copines dans la vie, de vélo et d’aventures, elle partagent toutes les deux un amour inconditionnel de la nature, de l’exploration et du bon vivre.
Léa roulait sur un Riverside et lors de son dernier weekend de vagabondage, elle a pu essayer le MR4 de Lucie. Elle a de suite adoré le dynamisme, le coté plus joueur et fun de notre MR4.
Après cet essai plein de promesses, Léa a pris contact avec nous via notre page Instagram. Quelques échanges téléphoniques plus tard, Léa a décidé de partir sur la base du MR4 full Ritchey que nous vous avions présentés il y a quelques semaines en y apportant quelques modifications que nous vous laissons découvrir dès maintenant.

Le vélo de Léa part de notre cadre MR4 en taille SM, fabriqué avec les tubes aciers Velospec 75 et sublimé avec notre Jaune « Tanaisie ». Contrairement à notre kit cadre habituel, ici la fourche est la Ritchey WCS Adventure. Cette fourche est notre second choix pour une fourche a oeillets, notre préférence allant vers la Enve ADV pour sa grande polyvalence d’emport, d’intégration de durite et cable de lumière sur dynamo, son esthétisme et surtout la garantie à vie que la marque propose. Le tout est assemblé sur un classique mais toujours sublime roulement Chris King.
Potence, cintre et tige de selle restent chez Ritchey avec la gamme Comp, des pièces simples, fiables et durables. Nous profitons de l’occasion pour vous rappeler que chez 2-11Cycles, nous vous conseillerons toujours à budget égal, d’investir dans une meilleure paire de roue plutôt que des composants plus léger et plus coûteux… Le comportement de votre vélo en ressortira nettement amélioré et surtout un upgrade des périphériques peut se faire facilement au cours des vos années de pratique.
Léa utilisera son vélo en majorité pour des aventures Offroad, elle a donc choisie de monter une guidoline Silca Nastro Fiore de 2.5mm d’épaisseur, apportant un confort important. L’autre élément de confort et très personnel reste la selle, ici une brooks C17 All Weather.
La transmission Shimano GRX600 assurera le transfert d’énergie entre le pilote et le vélo. 1x11V, plateau de 40T et cassette 11×42. Nous recevons des emails et messages tous les jours au sujet des transmissions et tenions d’ailleurs à vous remercier pour cela. Après de multiples essais, et des dizaines de milliers de kilomètres, la transmission Shimano GRX est celle que l’on trouve la plus adapté à notre MR4 tant par sa polyvalence que sa performance et sa fiabilité dans le temps.
Nous vous parlions de l’importance du choix de la paire de roues plus haut dans l’article, Léa est exactement partie sur cette optique et plutôt que de garder la paire de roues Ritchey Zeta Comp, elle s’est fait plaisir en montant les nouvelles roues Mavic Allroad SL+ en 650B. Outre l’esthétisme épuré de ses roues, nous adorons la technologie sans fond de jantes pour un montage tubelesse simple et fonctionnel. La paire pese 1590g nue et fait partie des roues en aluminium millieu de gamme que nous apprécions pour leur robustesse et leur qualité de roulage. Souvent décrié ici et là, Mavic reste un fabricant de roues de qualité avec qui nous sommes fier de pouvoir désormais collaborer.
Pour sublimer cette paire de roue et répondre aux attentes de la pratique de Léa, les pneus René Herse Juniper Ridges Extralight (650Bx48) à crampons viennent terminer ce montage.
Nous profitons de la présentation du vélo de Léa pour dire que nous sommes heureux de voir qu’une nouvelle femme rejoint la famille 2-11. Quand nous avons conçu le MR4, il a été pensé comme un instrument unique de liberté et d’évasion avec une géométrie répondant à une majorité de pratiquant peu importe le genre, les croyances, ect… Nous avons souhaité sortir de ce clivage de géométrie homme et femme qui pour nous, n’a peu de sens si ce n’est marketing et nous avons décidé que le MR4 devait être un vélo permettant au plus grand nombre d’être un moyen de partage, de rassemblement autour d’une même passion, pratique.
LE MONTAGE DU MR4 DE LEA
- Cadre 2-11 Cycles MR4 (Acier) – Taille SM
- Fourche Ritchey WCS ADV – Carbone
- Jeu de direction Chris King Inset 7 – Noir
- Potence Ritchey Comp- mm
- Cintre Ritchey Comp – 42cm
- Guidoline Silca Nastro Fiore – 2.5mm
- Tige de selle Ritchey Comp – 27.2mm – 0° setback
- Selle Brooks C17 All Weather – Noir
- Boitier de pédalier Shimano Ultegra
- Pédalier shimano GRX600 – 40T – 170mm
- Dérailleur AR Shimano GRX600
- Cassette Shimano GRX- 11×42
- Chaine Shimano Ultegra
- Leviers + Etriers Shimano GRX600 – Flatmount – Hydraulique
- Roues MAVIC AllRoad SL
- Pneus René Herse Juniper Ridge (650Bx48) – Extralight – Noir



















































































































































































